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Travail des enfants

Communiqué de presse du vendredi, 5 septembre 2003
Coordination contre les méfaits de Bayer

Travail des enfants dans la production semencière indienne:

Bayer, Mosanto et Unilever au centre de la critique

L’étude «Le travail des enfants dans les plantations de coton indiennes – le rôle des sociétés multinationales semencières», parue aujourd’hui, dévoile comment les sociétés semencières profitent du travail des enfants dans sa forme la plus aiguë. Au banc des accusés, on trouve Monsanto, Unilever, Advanta et Syngenta ainsi que le groupe allemand Bayer.

Au sud de l’Inde, la laborieuse production de semence de coton passe par de petites entreprises fournisseuses, indépendantes sur le papier, mais liées dans les faits par des normes de qualité, des accords sur les prix ainsi que par des contrats de livraison à long terme. Ces entreprises agricoles, se trouvant principalement dans l’état d’Andhra Pradesh, emploient des dizaines de milliers d’enfants – en grande majorité des fillettes de 6 à 14 ans.

Pendant les périodes de disette, des agents recruteurs les embauchent en échange d’une avance payée à leurs parents. Elles vont alors travailler comme des esclaves dans des fermes semencières situées souvent jusqu’à 100 km de chez elles. Nombre d’entre elles travaillent durant des années dans les mêmes champs pour rembourser des avances renouvelées. Pour une journée de travail de 12 heures, elles sont payées 50 cents. Les pesticides auxquels elles sont exposées mettent gravement en danger leur santé, ce qui constitue une grave atteinte à la convention 182 de l’Organisation Internationale du Travail. Elles ne vont pas à l’école et n’ont de ce fait aucune chance d’échapper au cercle vicieux de la pauvreté.

Plusieurs fois par an, les groupes semenciers font des contrôles dans les fermes. Ils admettent qu’il y a des problèmes de travail des enfants, tout en en rejetant la responsabilité sur leurs fournisseurs. Ceux-ci mettent l’accent sur les prix trop bas ne permettant une production rentable que grâce au travail des enfants.

Philipp Mimkes de la Coordination contre les méfaits de Bayer déclare: «Les entreprises auraient beau jeu de régler le problème en payant un prix plus élevé, en interdisant par contrat le travail des enfants et en effectuant des contrôles. Des groupes aussi riches que Bayer devraient avoir honte de profiter de l’exploitation des enfants.»

Rainer Kruse de la section allemande de la Marche mondiale contre le travail des enfants affirme: «Cet exemple met en évidence le fait que le travail des enfants, si bon marché, détruit les emplois des adultes. Le groupe allemand Bayer pourrait être le fer de lance quant à l’abolition du travail des enfants en payant des prix corrects aux fermiers – et en assortissant ces prix d’une condition: «l’embauche immédiate d’adultes sur la base du salaire minimum». Le succès considérable de la lutte contre le travail des enfants dans l’industrie des tapis grâce au label „Rugmark“ montre que Bayer auraient les moyens de mettre fin aux souffrances des enfants.»

L’étude a été effectuée par l’institut de recherche indien Global Research and Consultancy Services. Elle est publiée en coopération par la section allemande de la Marche mondiale contre le travail des enfants, la Coordination contre les méfaits de Bayer et le comité Inde des Pays-Bas.

Vous trouverezs le texte complet de l’étude à l’adresse suivante et en anglais:

http://www.cbgnetwork.org/home/Newsletter_KCB/KCB__88/kcb__88.ht ml

et en allemand:

http://www.cbgnetwork.org/Ubersicht/Kampagnen/Kinderarbeit/Studie_K inderarbeit/studie_kinderarbeit.html

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.