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OGM

Ecolo, 10 septembre 2008

Soja transgénique de Bayer dans l'alimentation : une décision inacceptable !

Ce 8 septembre, la Commission européenne a autorisé l'importation et la transformation du soja transgénique " A2704-12 " de Bayer dans l'alimentation animale et humaine. Cette autorisation remet une fois de plus en exergue les errements du cadre décisionnel européen en matière d'autorisation d'OGM.
Cette autorisation découle d'un déficit démocratique inacceptable. Les Etats membres n'ont pas réussi à trancher et c'est donc la Commission européenne qui a pris seule la décision d'autorisation. Il n'est pas inutile de rappeler que depuis 2004, lorsqu'il lui appartient de trancher, la Commission n'a jamais rendu d'avis négatif.

Le cadre actuel d'analyse des risques OGM au niveau européen est insuffisant : absence d'analyses des effets potentiels à long terme, insuffisance de l'analyse des impacts environnementaux, opacité de fonctionnement de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et manque de prise en compte des facteurs socio-économiques et éthiques liés aux OGM.

Depuis 2004, les producteurs de denrées alimentaires doivent mentionner la présence d'OGM sur l'étiquetage. Cette réglementation européenne s'applique aux ingrédients, additifs et arômes contenant du maïs ou du soja génétiquement modifié, aux huiles et produits dérivés, mais pas aux produits provenant d'animaux nourris avec des OGM. Or, en dehors des filières biologiques certifiées, il n'y a plus de filières sans OGM pour l'alimentation animale. Notre bétail est donc copieusement nourri aux OGM et le consommateur n'a plus le choix. Pour Ecolo, il est indispensable que les consommateurs européens puissent savoir si le lait, les œufs ou la viande qu'ils achètent provient d'animaux nourris aux OGM et choisir en connaissance de cause.

Toutes ces questions ont été abordées au niveau belge dans le cadre du " Printemps de l'environnement " et des engagements ont été pris par le Ministre Magnette à cette occasion. Il revient maintenant au gouvernement fédéral de se montrer en phase avec les attentes des consommateurs qui, à de nombreuses reprises, ont manifesté leur rejet de l'alimentation OGM.