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Primodos

Communiqué de presse du 18 Mai 2009
Coordination contre les méfaits de BAYER

Bayer: des victimes de médicaments demandent des excuses

Des malformations fœtales causées par la préparation à base d’hormones Primodos

Des victimes anglaises de médicaments fabriqués par Schering exigent que la firme s’excuse et leur offre une compensation financière. Dans les années 70 et 80 des enfants sont nés avec de graves malformations dues à un test de grossesse à base d’hormones. Cette préparation vendue dans le monde entier par la firme Schering sous les noms de Duogynon, Cumorit et Primodos a induit des malformations cardiaques, l’absence de certains membres et autres malformations congénitales.

Karl Murphy, de Liverpool, lourdement handicapé depuis sa naissance, a dit à l’Assemblée générale de Bayer Schering: « Ma vie a été détruite par deux simples comprimés. Pourquoi Schering a-t-il laissé le Primodos sur le marché, en dépit de nombreux indices indiquant une augmentation des risques de malformation? J’exige de Bayer, actuel propriétaire de Schering, qu’il reconnaisse la faute qui a été commise. Il est plus que temps de faire un geste en faveur des victimes du Duogynon et du Primodos. »

Valerie Williams, Présidente de l’Association de victimes ASSOCIATION FOR CHILDREN DAMAGED BY HORMONE PREGNANCY TESTS ajoute : « Depuis 40 ans nous sommes témoins des souffrances de nos enfants. Des milliers de parents du monde entier attendent un témoignage honnête de Bayer Schering sur l’affaire Primodos et des excuses. » La firme Schering avait offert à Valerie Williams en 1978, quatre semaines avant la création de l’association, une offre de compensation. Valerie Williams avait décliné l’offre parce qu’elle était assortie d’un engagement à faire silence sur l’affaire.

Dès la fin des années 60 deux conseillers médicaux de la filiale britannique de Schering avaient envoyé un courrier au siège de la firme en Allemagne pour les mettre en garde contre les risques liés au Primodos. Cette lettre, publiée par le Sunday Times, contient mot pour mot les phrases suivantes : « Il faut absolument trouver une solution au problème d’une corrélation éventuelle entre le Primodos et les malformations congénitales. Notre devoir moral, en tant que fabricant, est de faire notre possible pour garantir l’innocuité de nos produits.» Mais l’entreprise attendit pourtant 1981 pour en interdire la vente en Allemagne.

Le docteur Isabel Gal avait constaté dès 1967 que les mères d’enfants malformés avaient utilisé des tests de grossesse surdosés en hormones par rapport à la moyenne. Une étude du ROYAL COLLEGE OF GENERAL PRACTITIONERS montra en 1969 que les tests à base d’hormones augmentaient la probabilité d’avortements spontanés. Le directeur de l’étude recommanda d’interrompre immédiatement la fabrication de tests de ce type. La firme française Roussel, qui en fabriquait, en arrêta la production dès la même année. Schering, elle, laissa le produit sur le marché et n’envoya aucune mise en garde aux médecins, qui continuèrent donc à prescrire ces tests pendant des années – alors que des tests urinaires ne comportant aucun risque, étaient depuis longtemps sur le marché.

La firme Schering, premier producteur mondial de contraceptifs, a été rachetée par Bayer en 2006. Le Duogynon-Primodos contenait des hormones présentes en petite quantité dans des pilules contraceptives toujours vendues de nos jours.

Valerie Williams, de Londres, et Karl Murphy, de Liverpool, se sont rendus en Allemagne à l’invitation de la Coordination contre les méfaits de Bayer. 4000 actionnaires et le PDG de la firme étaient présents à l’Assemblée générale.

Informations complémentaires (en anglais)