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Berkeley

Communiqué de presse du 9 octobre 2010
Coordination contre les méfaits de BAYER

Aux USA, Bayer licencie en dépit d’importants cadeaux fiscaux

Aux usines Bayer, on élimine systématiquement les syndicats / Seulement 14% du personnel bénéficie de conventions salariales collectives / Manifestation d’employés à Berkeley

La firme Bayer a annoncé des licenciements sur son site de Berkeley. Cette usine californienne est une des rares aux USA où Bayer tolère encore des syndicats. L’entreprise menace de supprimer encore plus d’emplois si les représentants du personnel allaient en justice. Pour le moment 29 employés - tous des syndiqués - sont menacés de licenciement. 150 employés ont manifesté devant l’usine.

L’année dernière encore, Bayer avait obtenu 13 millions de dollars de réduction d’impôt, après avoir menacé de délocaliser la production. L’usine de Berkeley fabrique un médicament destiné aux hémophiles, le Kogenate, qui a représenté pour Bayer 888 millions de Euros de chiffre d’affaires pour la seule année précédente. Ce médicament n’est fabriqué qu’à Berkeley.

Bien que Bayer ait accordé aux salariés le droit d’avoir des représentants du personnel sur tous les sites de l’entreprise, la firme traque les syndicats avec acharnement, en particulier aux USA. Dès que l’on voit poindre un embryon de représentation des salariés, l’entreprise menace de supprimer des emplois ou de fermer l’usine. C’est pourquoi 14% seulement des employés de la firme aux USA disposent de conventions collectives ou d’accords avec leur employeur réglementant salaires et horaires. Dans aucune autre région du monde les pourcentages ne sont aussi faibles : en Amérique latine, plus de 40% du personnel de Bayer dispose de conventions collectives, en Europe près de 90%.

Selon Axel Köhler-Schnura du directoire de la Coordination contre le méfaits de Bayer, «lorsque Bayer s’efforce de maximiser ses profits, le plus frappant est son acharnement anti-syndical. Il est scandaleux qu’au total dans le monde 45% du personnel de Bayer ne bénéficie d’aucune convention salariale. »

L’an dernier, quatre grosses usines Bayer fortement syndicalisées ont été fermées, complètement ou dans une large mesure : à West Haven dans le Connecticut, une usine de produits pharmaceutiques comptant environ mille syndiqués a été fermée en 2007 ; aussi en 2007 à New-Martinsville (Virginie occidentale), une usine de plastiques a réduit son personnel de moitié ; à Elkhart dans l’Indiana une usine comptant 2200 employés, majoritairement syndiqués, n’a durant des années pas été entretenue et a pratiquement mis la clé sous la porte; enfin à Sarnia, au Canada, la production de caoutchouc a été arrêtée. Sur la cinquantaine de sites américains de Bayer, seule une poignée a encore des syndicats.

Bayer réalise un quart de son chiffre d’affaires en Amérique du Nord, où 16 300 employés lui assurent un chiffre d’affaires de près de 8 milliards de dollars. Le marché nord-américain est donc plus important que le pilier allemand.

Bayer HealthCare Job Cuts Unlikely to Be Reversed